1. Du local, du local et du local !
Intra-murock ! L’étymologie de notre nom l’indique : ici, on travaille au niveau local (tant que faire se peut).
Cela commence avec les groupes que nous mettons en avant et programmons ! La grande majorité vient du territoire du Boulonnais et de la Côte d’Opale, et nous nous permettons parfois des invités à l’échelle du Département ou de la Région. Ce choix possède l’avantage de limiter les déplacements à grande distance. Et tant pis si ça nous empêche de programmer Ed Sheeran, Lady Gaga ou les Rolling Stones !
De plus, la plupart des groupes sont amateurs, en cours de professionnalisation. Par conséquent, nous ne sommes pas sur des logiques de tournées aux besoins matériels faramineux ! Exit les 80 poids lourds des tournées de Taylor Swift… qui ne passeraient pas, de toute façon, dans la Salle de la Faïencerie ! Notre choix de mettre en avant la scène amateure entraîne logiquement une économie de volumes en déplacement. A cela s’ajoute la mise à disposition pour les groupes d’un backline (instruments de musique) commun pour le festival, évitant ainsi les déplacements en véhicules adaptés.
Nos équipes elles aussi sont locales, qu’il s’agisse de notre salariée (domiciliée à Outreau), de nos bénévoles (tous et toutes ou presque vivant sur le territoire de la Communauté d’Agglomération) et de notre équipe technique (tous les techniciens viennent de la Région).
Enfin, lorsque cela est possible (financièrement et logistiquement), nous choisissons des partenaires et fournisseurs locaux pour nos actions. Quelques exemples ?
– SBO Audiopro, notre principal prestataire, qui réalise toute la gestion technique de nos événements et manifestations, est situé à Wimereux (62).
– Notre brasseur, Charlemagne Boissons, est basé à Licques (62). L’une des bières servie pendant notre festival vient de la Brasserie Chromatique, à Saint-Léonard (62), à 5 minutes de la Faïencerie. Nous travaillons également avec un caviste local, Le Chais (62).
– Nos tee-shirts sont imprimés chez AirSpire, au Portel (62).
– Nos repas sont préparés par Le Panier de la Mer, à Boulogne-sur-Mer (62), association loi 1901 dont les objectifs sont, entre autres, de lutter contre le gaspillage alimentaire.
2. Une réflexion sur nos modes de consommation, et déjà des solutions trouvées !
Nos activités polluent. Ce constat est implacable. Pourtant, il existe des moyens pour limiter cette pollution. Ce qu’on va vous dire va peut-être sembler banal pour la plupart des points qu’on va aborder ici. Mais “Il n’y a pas de petits gestes quand on est 60 millions à les faire” :
– Le siège d’Intramurock, c’est le Studio du Bras d’Or. Et le studio, c’est un grand bâtiment à chauffer, à éclairer, pour seulement une personne, Martine, lors des temps plus administratifs de la vie de l’association. Nous avons donc fait le choix d’une mutualisation des espaces de travail. Au quotidien, Martine travaille donc dans les locaux de SBO à Wimereux. Elle s’y rend souvent en pratiquant le covoiturage. Et parfois, le télétravail.
– Vous l’avez peut-être remarqué : nous n’imprimons (quasiment) pas de supports de communication pour la plupart de nos actions (sauf le festival). Conscients de l’impact des impressions à usage limité, nous privilégions la communication en ligne et la mutualisation des supports. Par exemple, nous annonçons nos événements dans les pages du Touzazimuts plutôt que d’imprimer des flyers et affiches. Même pour le festival, notre exception, nous avons revu nos nombres d’impression à la baisse, notamment pour les flyers.



– Notre billetterie passe désormais majoritairement en ligne. Nous ne vous demandons pas d’imprimer vos billets le soir du festival. Il suffit de présenter le QR code sur l’écran de votre smartphone.
– Nous avons remplacé, dès 2018, les gobelets jetables par des Ecocups consignées et réutilisables au bar du festival. Vous pouvez aussi venir avec votre Ecocup ! Cette suppression du plastique jetable a fait considérablement baisser le volume de déchets produits lors du festival.
– Sur la scène du festival, enfin, l’éclairage est principalement réalisé avec des projecteurs LED, moins gourmand en énergie que l’éclairage traditionnel. Consommant en moyenne 6 fois moins que les projecteurs classiques, les projecteurs LED reviennent à une économie d’énergie de plus de 75%.
3. Recyclage, réemploi et prêts
On a travaillé, il y a plus de 10 ans déjà, sur la notion de “consomm’acteurs”. Comment devenir acteurs de notre consommation dans notre domaine d’activité ?
L’une des clés s’impose d’elle-même : le recyclage et le réemploi !
Vous voyez notre superbe bateau-bar ? Il avait été créé, normalement pour un one-shot, en 2016… Mais on a décidé de le garder, et chaque année, il ravit le public du festival ! Pareil pour nos tables réalisées à partir de vieux bidons d’huile. Ces bidons, on les avait récupérés en 2012, dans le cadre d’Olympic Drums !

On a aussi mis en place toute une action sur ce thème du recyclage et du réemploi. En effet, chaque année, on redonne vie à de vieux pianos, qui auraient dû être jetés. Pianos on the docks, c’est l’expression de l’un de nos souhaits de revaloriser l’existant. Plutôt que de finir leur vie dans une déchetterie, les pianos ont repris mille couleurs. Réaccordés, réparés, ils sont de nouveau jouables et deviennent des œuvres d’art.
Ah, aussi ! Qui dit “tissu associatif local” dit “entraide” ! C’est donc tout naturellement qu’Intramurock met à disposition son matériel pour d’autres associations boulonnaises !
Rien que cette année :
– Des arbres géants en contreplaqué, créés pour Intramurock #15, ont été prêtés à l’association Atome Théâtre pour son festival médiéval Le Bag-in Festival (Baincthun) en juin.
– Les panneaux de signalisation qui servaient de décor lors d’Intramurock #13 constitueront une partie du décor du Carmen de Lyric & Co pour Opér’Oye à la fin du mois d’août.
– Nous avons même fait don de l’un de nos pianos, qui ne nous servait plus, à la Maison de Quartier Ostrohove (Bellidée, Saint Martin).
4. Work in progress
Notre réflexion et nos efforts pour la préservation des ressources et du milieu naturel se poursuivent au quotidien. Notre dernière idée ? Transformer nos bâches promotionnelles des éditions précédentes du festival en tote-bags et cabas ! (Quant à celles de Pianos on the Docks, nous les réutilisons année après année.)
Bien sûr, nous rencontrons quelques obstacles : on aimerait réduire davantage nos impressions d’affiches… Mais la dure loi de l’affichage libre s’impose. Par conséquent, nous sommes souvent obligés de passer mettre des affiches deux ou trois fois sur les panneaux dédiés. Cela nous oblige à imprimer en plus grande quantité.
On aimerait vous inciter à utiliser les transports en commun pour venir au festival. Cela n’est malheureusement pas possible pour beaucoup d’entre vous, car il n’y a pas de service de bus en soirée avec Marineo. Et nous n’avons pas le budget nécessaire pour mettre des navettes à disposition du public…
Voilà, à notre petite échelle, au niveau local, ce qu’on essaie de faire pour la planète ! Auriez-vous d’autres idées pour nous aider dans cette démarche ? Nous sommes tout ouïe !